Mais quel était donc le message de Marcel l’élan ?

Camille la biche devenue tortue, Lenny le hérisson et Sébastien le cocker étaient tous trois aux aguets. Ils avaient tout juste appris comment Marcel l’élan savait grâce aux arbres qu’ils allaient arriver, mais il ne leur avait toujours pas dit pourquoi ils les avait attendus.

Sachant que l’élan n’allait pas se précipiter pour parler, ils se mirent à l’aise. Chacun se posa où il se trouvait tout en observant l’élan qui tout compte fait décida de suivre leur exemple et de se poser ventre à terre. Camille se dit qu’une journée potentiellement très longue était en préparation.

Le murmure de la mer était toujours audible au loin, ponctué par le cri des mouettes. Le bruissement du vent faisaient bouger les fougères dans les sous-bois et les oiseaux faisaient leurs rondes dans les airs.

« Je vous attendais » dit finalement Marcel « ma mission étant de partager un très ancien poème avec toi Camille » ajouta t-il en fixant la tortue qui leva la tête, tout ouïe.

Les cris des oiseaux s’intensifiairent au-dessus de leurs têtes.

« Tu dois comprendre et accepter les quatre saisons » conclut-il d’un air entendu. Camille semblait dubitative. Évidemment, elle comprenait les 4 saisons ! Rien de plus simple. Chaque animal les apprenait lors de sa première année sur terre et vivait avec chaque saison. Rien de neuf. Que voulait-il dire par « les accepter » ?

Un courant d’air passa à côté de la tête de Camille et avant même qu’elle puisse en saisir sa provenance, une ombre énorme la couvrit. Du coin de l’œil, elle vit des griffes et avant qu’elle ne puisse comprendre, Lenny était arrachée du sol par un faucon qui décolla aussi rapidement qu’il avait atterrit. Sébastien était sur ses pattes, il happa les plumes de la queue du rapace pour le retenir, mais se retrouva avec un éventail de plumes entre les dents.

Le faucon cria furieusement, battit des ailes et monta dans les airs, perdit l’équilibre, privé de son gouvernail, piqua et lâcha sa proie. Lenny tomba comme une pierre, rebondit sur la terre dure de la clairière et resta étendue immobile dans un angle peu naturel. Le faucon battit des ailes et prit la fuite à ras le sol, évitant les arbres et autres obstacles, touchant le sol avec l’extrémité de ses ailes.

Aussi vite qu’il avait apparu, il avait disparu. Tout était calme.

« Lenny » cria Camille en se hâtant à la suite de Sébastien qui était déjà auprès du petit corps du hérisson. Son visage en disait long sur ce qu’il voyait…

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