Lenny le hérisson leva finalement la tête pour regarder Camille la tortue dans les yeux. Et là, surprise ….

Camille arborait un large sourire et échangeait un regard complice avec Sébastien le cocker. Déboussolée, Lenny regarda l’un et l’autre en essayant de comprendre ce soudain retournement de situation.

« Pourquoi vous souriez tous les deux ? »

Camille regarda encore une fois Sébastien – ils acquiescèrent de concert – puis elle se tourna vers Lenny, qui n’en pouvait plus d’attendre…

« Écoute ma belle, tu n’as rien à craindre de Vassili ici. En ce qui nous concerne, tu es en train de m’escorter manu militari vers lui.

Si quelqu’un est sage ici, c’est bien toi et certainement pas ton frère qui a des puces plein la cervelle !

Il ferait bien d’apprendre l’humilité celui-là, non, mais !

Ce qu’il fait avec toi n’est ni altruiste, ni sage. D’ailleurs, jamais un conseil de sages ne voudrait de lui. Qu’en penses-tu Sébastien, de la famille des chiens-druides ? »

« Je suis entièrement d’accord, en revanche, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi cet élan là-bas nous regarde depuis tout à l’heure pensant que je ne l’ai ni vu, ni flairé ! Il nous observe, nous écoute et ne bouge pas. Du moins, c’est ce qu’il pense. Moi je l’ai bien vu bouger… »

Camille ne se retourna pas. « Appelle-le ! Il a peut-être un truc à nous dire. Ou il sait quelque chose qui nous avancera ? »

« Hé ho, et moi dans tout ça ? » s’offusqua Lenny. « Toi, tu te tais et tu te calmes » répondit posément Camille.

« Personne ici ne t’en veut. Au lieu de m’amener moi chez ton frère, c’est moi qui t’emmènes à la fin de la terre, compris ?

Et si quelqu’un nous pose la question, nous dirons que nous pensions aller à la recherche de ton frère débile. Ca te va ? »

Pour toute réponse un large sourire se dessina sur le petit visage du hérisson.

« Sébastien, voudrais-tu avoir l’amabilité d’inviter l’Elan à se joindre à nous? »

Le cocker se leva, trottina en direction de l’Elan qui ne bougeait pas et entama un pour parler qui n’était pas audible pour les deux amies.

Les deux quadrupèdes hauts sur pattes avançaient vers les deux autres qui étaient décidément courts sur pattes.

« Quelle étrange assemblée » pensa Camille. L’élan ressemblait curieusement à sa propre famille. Quelle était la raison de sa présence ?

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