Les deux jeunes amies se mirent en marche d’un bon pas vers la lisière verdoyante.

Lenny guettait une ouverture pour poser des questions ou inciter Camille à parler, autrement qu’en se remémorrant sa vie au cœur de sa forêt enchantée.

Lenny n’était pas sure que Camille soit au courant de tout ce qu’on disait sur sa forêt.

Non seulement y avait il eu des disparitions, mais il semblait que la magie qui y avait régnée et rayonnée au-delà de la forêt était maintenant confinée et invisible. Bref, Lenny avait des questions.

Camille pour sa part réfléchissait fiévreusement aux enseignements qu’elle avait reçus, les choses qu’elle avait entendues et les petits ragots auxquels elle n’avait pas prêtée attention.

« Tu sais… » commença t-elle pensive, Lenny littéralement pendue à ses lèvres pour ne pas perdre une seule miette de ce que Camille allait lui révéler.

– A propos, en parlant de «  miette » !  Lenny se rendit compte qu’elle avait atrocement faim et subodorait que l’estomac de sa copine devait sonner creux également. –

Elle ne put se retenir et lança : « nom d’un verre de terre, j’ai une faim de loup ! »

Camille la regarda avec un mélange de surprise et d’agacement.

Puis, se ravisant, elle s’abstint de lui faire la morale en lui citant une des leçons de Pop comme quoi il faut réfléchir aux conséquences de ses mots avant de les prononcer.

Après tout, elle avait effectivement horriblement faim et le grognement de son estomac faisait presque écho dans sa carapace.

Et puis elle savait encore parfaitement ce qu’elle voulait raconter au hérisson.

Une histoire de magie ancienne.

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