« Allons vers la lisière et trouvons quelque chose à manger » lança Camille, le regard tourné en direction de leur futur « lieu de restauration ».

Au même moment – elle sentit plus qu’elle ne la vit – une ombre qui galopait droit vers elles.

Lenny ayant senti la même chose, ni une ni deux, elle se roula en boule, protégeant ainsi les parties vulnérables de son petit corps.

Camille, plus lente, rentra ses pattes et sa tête dans sa maison temporaire.

L’ombre était maintenant plantée fermement au-dessus d’elles et elle haletait.

Camille tourna la tête pour observer leur nouvelle menace. Elle longea du regard d’interminables pattes poilues pour arriver à la pointe d’une langue

pendouillante et fermement attachée à la bouche d’un cocker !

« Wouf wouf ! Je m’appelle Sébastien ! Suis probablement aussi perdu que vous et ne vous ferai aucun mal. »

Sa voix mélodieuse et l’immobilité de son corps au-dessus d’elles finit par les convaincre de sortir de leurs forteresses respectives.

Ils se regardèrent mutuellement, se jaugeant, évaluant le degré de confiance que l’autre lui inspirait.

Sébastien proposa aux deux amies de grimper sur son dos pour atteindre la lisière plus vite et se laissa tomber d’un plouf sur le côté droit.

Lenny lui grimpa sur le dos mais Camille resta dubitative : « ça ne tiendra jamais ! Je tomberai au premier pas ! »

Sébastien la regarda surpris, puis réflexion faite, lui proposa de la prendre délicatement entre ses dents pendant le transport.

N’ayant pas de meilleure idée a proposer, Camille se laisse happer entre les mâchoires du cocker qui la prit par le côté gauche de sa carapace, ce qui

lui offrit l’avantage de pouvoir observer aussi bien le champ de dévastation derrière elle, que l’oasis qui leur servirait de refuge les prochains jours.

Camille, le nez au vent, réfléchit à deux fois avant d’intervenir.

Mais tout compte fait, Sébastien n’était pas un Morphe et une blague ne pouvait ni le changer en escargot, ni le stopper dans sa joyeuse course.

Alors, elle cria un tonitruant « Bienvenue à bord du Cocker express !!! »

La pression des dents de Sébastien changea et elle en déduisit qu’il souriait.

Elle pouvait également entendre le gloussement de Lenny, fermement agrippée dans le pelage du chien enthousiaste.

Arrivés à la lisière, Sébastien baissa la tête pour déposer doucement Camille  dans la verdure et se coucha sur le côté pour que Lenny puisse descendre

de son perchoir.

Mais là, mauvaise surprise …

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